KikouBlog de Say
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Le chant de l'Allée des Cygnes

Par Say - 25-03-2012 15:44:55 - 7 commentaires

Paris, quais de Seine cette semaine

Le lecteur MP3 est vissé dans mes oreilles et me vrille un torrent de mélodies plus ou moins symphoniques. Ma foulée est trop lourde pour mériter ce nom donc on va dire que ce sont des pas que j'aligne l'un devant l'autre. Je souffle, souffre. Ca ne fait que 20 minutes que je suis parti. Je dois plafonner à 8Km/h et ma respiration est proche de la chaudière en surchauffe. Mes pieds sont en feu : ils n'avaient plus vraiment l'habitude de se retrouver confinés dans ces baskets aux semelles lisses. Je suis sûr qu'à l'arrivée je vais y trouver de quoi éclairer Paris pour une semaine...

Mais aujourd'hui, je men fous. J'avance. Les voitures disparaissent de ma vue et sont souvent obligées de s'arrêter pour ne pas m'écraser sur les passages piétons (excusez moi de vouloir partager la ville). Je descend l'escalier du Pont Bir Hakeim. La raie des fesses de la statue de la liberté se devine cachée par ce rayon de soleil que j'ai de face et qui brouille ma vision.

C'est à ce moment là que tout déraille. Deux paires de baskets me contounent de part et d'autre. Je ne les avais pas entendues avec mon appareillage pour autiste. Pas grave, dépassez moi que je vous oublie. Mais non contentes de me déposer, elles ralentissent et se gloussent de mon allure vintage loin des canons moule burne. Je décide de prendre leur roue sur cette allée. Elles accélèrent pour me lâcher. On doit royalement cartonner à 12Km/h. Non mais c'est tout ce que vous avez?!? Au poker on peut bluffer quand on a rien dans son jeu mais là on va faire "tapis" pour voir ce qu'ils ont dans le slibard. L'allée des cygnes est une ile articifielle d'environ un kilomètre et qui se finit par une petite montée de 100m à 7%. Pas de quoi fouetter un chat. J'allonge le pas moi aussi. Les baskets neuves en font autant mais stoppent sans prévenir en haut de la petite butte. Leurs occupants sont à l'équerre, cramoisis.

J'ai gagné. Pas de quoi me réjouir ni me rassurer sur mes faibles capacités du moment en course à pieds. Non, en fait, j'ai retrouvé la joie de sentir le sol défiler plus vite sous mes pieds quelques instants grâce à ces deux "pête sec plus haut que son derrière". Je peux désormais ranger les oreillettes et profiter du plaisir de faire un footing. Pour eux par contre, c'était le chant de l'Allée des Cygnes...

 

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Venir et repartir

Par Say - 25-04-2009 20:56:19 - 11 commentaires

On peut se la jouer martyre, mal aimé car incompris mais la solitude n’est pas forcément le corollaire des grands hommes.

 

Je lis ça et là que seuls certains apprécient à leur juste valeur des êtres qui pensent être exceptionnels en soit et pétris de science et de bonne conscience. A ceux là, je leur dis par ce billet que leur charisme de poulpe me fait gerber. Ce site se veut un espace de communication autour de passions communes souvent liées à des sports d’endurance. Mais il est devenu aujourd’hui un lieu où il faut se montrer, pour avoir le sentiment d’exister, d’avoir l’illusion d’être une chose vivante, et grouillante de vie au milieu de la mare.

 

Une ambiance amicale, une bande de potes, parfois potache, toujours sensibles à soit et aux autres car terriblement humains,  c’est ce qui faisait le cœur de Kikourou. On s’est agrandi, accueillant à bras ouverts certains qui ont fait des entrées fracassantes et grinçantes pour se sortir du lot, accompagnées de multiples sorties, suivies des inévitables come back. S’il n’y avait quelques amis sincères, je prendrais bien la porte. D’ailleurs, c’est un peu le cas. Cet espace de vie, je vous le laisse. Je vais même y contribuer d’ici peu avec mon dernier récit, celui –ô suprême banalité- d’une course, dont vous vous moquez éperdument. Je suis en train de l’écrire, pas pour vous mais pour eux et si sa lecture donne un soupçon de plaisir à quelques uns, je serai vraiment très heureux. Mais je n’y crois pas moi même.

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Elle ne gagnera pas

Par Say - 31-12-2008 11:52:13 - 5 commentaires

Je voulais me dire que cette saleté
Je l'ai expulsée.
Elle était partie d'Asie
Ou d'un de ces pays.

Elle s'est régalée et multipliée
Grâce à nos faces toussoteux d'enfoirés
Trop serrés dans le métro
Où on ne pouvait que se rendre au boulot.

Je voulais vous dire que cette saleté
Qu'on appelle grippe
Je pense que je l'ai cramée
Avant qu'elle ne rippe
Mon seul objectif sans rose rictus :
Mes retrouvailles avec l'Akakus.

Alors si jamais elle revient avec sa grande soeur,

Qui ne sait pas bouger sans causer de pleurs,
Celle là à l'instinct grégaire
Que l'on appelle aviaire...

Je les emmènerai niquer leur Mer.

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Récit du 09 Mai 2008 pour la course La Course du Sanglier

Voir le récit : Des pommes et des bananes mais pas de sanglier..., 22Photo(s), 14commentaire(s), 1753 lectures

Fugacité de l'instant présent

Par Say - 01-03-2008 22:41:55 - 3 commentaires

Bonjour,

 

Je n'ai décidément aucun talent littéraire mais je suis un grand fan de JMG LE CLEZIO. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur, et qui ne me connaitrait pas non plus, voici un extrait qui me suit depuis tant d'années.

 

« Personne n’aurait pu dire d’où venait Mondo. Il était arrivé un jour, par hasard, ici dans notre ville, sans qu’on s’en aperçoive, et puis on s’était habitué à lui. C’était un garçon d’une dizaine d’années, avec un visage tout rond et tranquille, et de beaux yeux noirs un peu obliques. Mais c’était surtout ses cheveux qu’on remarquait, des cheveux brun cendré qui changeaient de couleur selon la lumière, et qui paraissaient presque gris à la tombée de la nuit. [...] Quand il arrivait vers vous, il vous regardait bien en face, il souriait, et ses yeux étroits devenaient deux fentes brillantes. C’était sa façon de saluer. Quand il y avait quelqu’un qui lui plaisait, il l’arrêtait et lui demandait tout simplement : "Est-ce que vous voulez m’adopter ?" Et avant que les gens soient revenus de leur surprise, il était déjà loin.  »

 

Je décolle dans quelques heures pour la Libyan Challenge, et une autre vision, celle de Lalla, une autre de ses héroines m'accompagnera. Ca tombe bien, elle est dans son plus grand chef d'oeuvre : DESERT.... Si vous prenez le temps de lire les 438 pages, vous saurez pourquoi je fais cette course.

 

A peluche

Coli 

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Libyan Challenge 2006 : les photos...

Par Say - 28-02-2008 11:28:29 - 16 commentaires

Comme promis, voici les photos extraites du site www.libyanchallenge.com. Je ne vais pas faire de commentaires dessus : je suis en train de préparer mon sac et pfff, quel bazard!

 

Le chargement des photos risque d'être un peu long car il y en a beaucoup. Mais en baladant votre souris dessus, vous découvrirez parfois quelques commentaires...


Demain je vous livrerai mes impressions d'avant course  : pourquoi je me suis décidé à la faire, mes doutes (naaan, jamais!!!), mes craintes (là, toujours...). Et samedi, ce sera the day before : mon plan de route. Vous savez le truc qu'on fait à 2000Km de là dans son fauteuil, et qu'on oubliera 200m après le départ...

 


















































 

 



A peluche
Coli


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Je suis vivant :-)

Par Say - 26-02-2008 15:13:05 - 18 commentaires

"Je suis vivant ; le monde n'est pas seulement une chose posée là, extérieure à moi-même : j'y participe. Il m'est offert. Je vais probablement mourir du sida, mais ce n'est plus ma vie : je suis dans la vie."*

 

* Cyril COLLARD, extrait des "Nuits Fauves". (déplacé pour faire moins choc )

 

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Voilà quelques semaines maintenant que je ne suis pas intervenu sur le site. Beaucoup de choses positives et négatives ont évolué chez moi et seul l'avenir pourra me dire ce qu'il en adviendra. Bien sûr Kikourou me manque, mais il y a parfois certaines priorités à gérer. Et pour vous rassurer : je ne suis pas malade! J'aime juste beaucoup cette citation.

 

Sur le plan sportif, j'ai continué mon entrainement pour la Libyan Challenge et d'ailleurs j'embarque dimanche aux aurores (non avant : c'est toujours trop tôt ces vols charters!!!) pour la Libye. Vous avez pu me voir parfois sur quelques photos et récits sur la Raidlight Trail Trophy et sur le semi marathon de Bullion. Entre chaque, je me suis basé sur un plan d'entrainement 100Km glané sur le site du sieur Bruno HEUBI. Il m'avait plutôt bien réussi auparavant, enfin, là il y a quelques kilomètres de plus. Et je l'avoue, je me sens comme un diesel amputé de turbo après 2 mois de préparation. Je dois être à 450 Km de prépa spécifique. Ce n'est pas énorme mais j'ai fait au mieux par rapport à mes disponibilités et elles n'étaient pas légion.

Côté équipement, je vais ressembler à cette tortue ninja à carapace orange :

 


J'ai testé quelques sorties avec tout le matériel et les 4 litres d'eau : 9Kgs sur le dos, c'est LOURD!!! Du coup, comme je vais courir au sein du team Raidlight (merci d'avoir pensé à moi Benoit, j'espère que tu ne comptais pas trop sur le fait que je ramène des points au classement? ;-) Si? Bon, je vais devoir courir alors!!), j'ai rajouté ce midi un compartiment avant Equilibre R pour répartir la charge entre l'avant et l'arrière. Du coup, j'ai toujours le look d'une tortue mais cette fois qui aurait abusé de la bière du pays de Chtigrincheux!

Si ça vous dit, je vous laisserai un mot par jour sur ce blog jusqu'à samedi. Comme ça, vous verrez la tension monter au fur et à mesure que s'approche l'échéance (pourquoi j'ai signé???). Ensuite, il y aura un suivi live via GPS et le site de l'organisation à partir du 3 mars.

 

En tout cas, la preuve que je suis vivant, c'est l'ECG obligatoire avant la coursette de taf' dans le désert :

 

A peluche!

 

Coli 

 

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Seule la première fois fait mal...

Par Say - 12-12-2007 00:55:43 - 3 commentaires

"Il n'y a que les premiers coups qui font mal. Ensuite, on s'habitue à la douleur"

Cette phrase est d'une haute stupidité car à vrai dire, tous les coups me font mal ce soir. Chacun s'accompagne de son écho de brissure du mélange de cartillages et d'os malmenés. Et je dois avouer que je suis bien content d'avoir suggérer à Karine de porter des baskets pour venir au concert. Si elle avait mis ses rangers coquées, je ne serais peut être plus là. 

Je suis allongé en position foetale protégeant tant bien que mal mes points vitaux comme on m'a appris à le faire, et elle s'acharne sur moi pendant que j'essaie de reprendre le souffle qu'elle m'a coupé en m'assénant son premier cou dans la gorge...

 

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Quelques heures plus tôt

 

"- Viens s'il te plait! Yann est ton meilleur ami alors fais ça pour lui! 

- Mais pourquoi moi?

- Parceque mes parents détestent Yann, ils le trouvent sans intérêt et pas fiable alors que je suis raide de lui. Pascal et Schwarzy leur font peur. Quand à Virginie, elle ne saura jamais mentir aussi bien que tu le fais. Donc si je veux venir avec vous ce soir, il faut quelqu'un qui rassure mes vieux.

- Merde Karine, c'est bien parce que c'est vous deux. "

 

Quelques paroles d'ados échangées, de petits stratagèmes innocents. Et me voilà en train de raconter à ses parents avec le plus bel aplomb du monde la soirée culturelle auquelle leur fille est conviée. Bien entendu, je promets faussement que j'assurerai personnellement sa sécurité et que je la remènerai avant minuit. Nous irons manger dans un restaurant tenus pas des cousins dont je pourrai donner l'adresse. Que des boniements, du vent... La vérité est que leur fille est invitée dans notre groupe de punks, qu'on se trouve être des ados livrés à eux même, sans limite qu'une forme de moralité qui se rapproche plutôt de la loi du plus fort et d'un esprit de clan.

Mais c'est vrai que je n'étais pas particulièrement chaud pour accueillir Karine dans le groupe. Yann a beau être son copain, elle n'est pas comme nous. Certains sont de véritables montagnes de muscles, d'autres des vicieux qui utilisent autant leur cervelle que leurs mains pour obtenir ce qu'ils veulent, et la seule féminine du groupe, Virginie dissimule une force de caractère peu commune sous des airs lunaires. Là, ce n'est pas un loup qu'on fait entrer dans la bergerie, mais un agneau au milieu de la meute. Yann l'aura voulue, qu'il s'en débrouille maintenant avec elle. Ca fait 4 mois que j'attends de voir Suicidal Tendencies et Anthrax et ce soir, ils partageront la même scène. Elle ne me gâchera pas mon plaisir.

Comme d'habitude, je me colle à la barrière devant la gauche de la scène. Devant la fosse, le nom donné à l'espace entre les gradins et la scène. Et il faut dire qu'étant donné les pogos et autres bastons, ça porte bien son nom. C'est notre place et les 5000 autres personnes du Zénith n'ont qu'à s'en chercher une autre ou venir nous la disputer. Des têtes connues viennent nous saluer, un peu pour tâter notre humeur du jour, pour voir s'il va y avoir des étincelles ce soir et s'il faudra éviter notre coin. Ils repartent rassurés, on est venu pour la musique ce soir. 

Début du concert, C'est ST qui ouvre. Mike Muir nous gratifie de son jeu de scène sobre mais terriblement vibrant : il est entier et même si elle manque singulièrement de coffre, sa voix s'insinue dans les sillons creusés par son guitariste qui nous vrille les tympans avec délice. Sobre, efficace, pas de "ho yoyo", ni de "I can't hear you Paris!!". Je suis aux anges, réellement détendu. C'est rare et trop court. Anthrax prend le relai. On change de registre et la frustration me rendurcit. La musique est moins léchée, Joe Belladonna fait le pitre et avec Charley nous font hurler de rire sur "I'am the man", un morceau de rap version harcore. J'ai perdu le groupe de vue. Pas grave, je sais qu'ils sont là. On se retrouve toujours où qu'on soit. 

La salle est surchauffée maintenant, 3 ou 4 slam diving ayant usé ma résistance physique, j'ai terriblement soif. Je rejete le join qu'on me propose (ça ne désaltère pas), la bière douteuse entrée illégalement aussi, je ne connais pas ces gars et je n'ai donc aucune confiance en eux Je veux juste de l'eau. Les toilettes sont à l'arrière de la fosse. Il va falloir que je la traverse. Toujours personne du groupe aux alentours. Où sont ils? Je les retrouverai dehors au métro au pire des cas. De toute façon, je fais plus peur à voir que les crétins qui oseraient me braquer. 

 

"War Dance!!!!" Non, pas ça!

C'est l'appel à la formation de cercles de mosh où des hardos défilent tels des indiens en courant à toute allure et dégommant tout ce qui pourrait se trouver sur leur passage. Sauf que je suis en plein milieu de l'un d'entre eux et que je suis très fatigué. C'est curieux, je ne reconnais pas les types autour de moi. Qui peut bien porter cette ceinture à clous au bout de la main? Qui fait tournoyer cette chaine de vélo dans les airs? Tout simplement parce que ce ne sont pas des hommes, mais des femmes. Crétin, tu es au milieu d'un groupe de femmes qui déteste les hommes et tu vas morfler. J'esquive les coups sans riposter, je n'en ai as envie ce soir et puis, je suis le gentil du groupe normalement. Elles sont de toute façon trop lentes et je crois que je vais atteindre la sortie sans encombre...

Qui vient à ma rencontre? Le visage et l'allure me sont familiers. Ah Karine, ou bien sûr. Ses yeux bleus et sa longue tignasse blonde frissée qui retombe sur le tshirt noir de Metallica que j'ai offert à Yann pour son anniversaire. Je lui souris tout en restant vigilant aux furies autour de moi. Enorme erreur. J'aurais du voir plus tôt qu'elle avait ses pupilles fixes et dilatées : elle a pris un truc et ne sait même plus qui je suis. Elle m'assène alors un coup de poing mal dosé sur la gorge. Elle devait viser ma tête mais l'effet a été quasiment le même : je me retrouve par terre, à la différence que la force n'était pas assez importante pour m'assommer.

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Retour au présent

Combien de fois m'a-t-elle asséné une délicate attention au ventre et aux côtes avec ses runnings? 5, 6, 7? Je ne sais pas. Mais quelle que soit la douleur, elle m'a donné un répis pendant lequel mon agresseur s'est épuisé à me taper dessus. Des coups, je m'en prend 100-120 à chaque entrainement, ceux là ne sont rien. Quand j'aperçois sa semelle qui se dirige vers ma figure, mes mains se libèrent alors de leur rôle protecteur pour l'attraper. Je la tiens. Malgré la musique, je l'entends crier pendant que j'effectue une rotation sur moi même au sol en bloquant sa jambe. J'ai le temps, alors je la cloue au sol avec mon poing fermé qui s'arrête sur son visage. Les autres amazones reculent et s'écartent. Je me relève et je porte Karine endormie sur mon épaule. Je ne l'ai pas frappée, elle s'est évanouie sous l'effet de la drogue qu'elle a prise et j'ai retenu ma frappe à temps.

J'arrive enfin aux toilettes face à la sortie avec mon paquet de linge endormi sur l'épaule. Je me penche pour boire cette eau au robinet que j'ai eu tant de mal à atteindre. Le poids endormi de Karine se fait plus léger tout à coup. Que se passe t il? Elle se réveille déjà? Va t il falloir que je la ramène à ses parents toute chiffonée? Non, c'est Schwarzy, le plus fort d'entre nous qui m'a retrouvé. Il la porte aussi délicatement qu'un ours de son gabarit peut le faire. Il rigole, car c'est lui qui a fait peur aux folles tout à l'heure. Ma vision était tellement embuée de mon propre sang qui coulait sur mes yeux que je ne l'avais pas vu. Allez, le concert est fini pour nous. On s'en va. 

Plus tard, on décidera de ne plus se quitter de plus de quelques mètres et surtout de ne plus prendre de novices dans nos virées. Ils se tapent n'importe quoi, sous prétexte de rendre la fête plus belle. A cause de ça, j'ai râté la fin de mon concert, à cause de ça j'ai été obligé d'engueuler mon meilleur ami. Et quelques mois plus tard, je perdais le fil de notre amitié. J'ai grandi ce jour là, et j'ai laissé les mômes à leurs conneries.


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Récit du 05 Décembre 2007 pour la course Saintélyon

Voir le récit : C'est quelqu'un qui m'a dit...., 13Photo(s), 41commentaire(s), 2950 lectures

HS : juste une leçon de moralité

Par Say - 22-11-2007 09:58:41 - 3 commentaires

Un fermier trouve son cheval malade. Il fait venir le vétérinaire. Ce dernier lui dit que le cheval est infecté par un virus et qu'il va prescrire un remède. Si le remède n'a pas agi dans les trois jours, il faudra abattre le cheval pour éviter d'infecter les autres animaux.
 
Le cochon de la ferme, qui a tout entendu, va trouver le cheval et lui dit : 
« Fais un effort, lève-toi »
Mais le cheval est trop malade.
 
Le deuxième jour, même chose, le cochon dit au cheval :
« Fais un effort, lève-toi ». Mais le cheval est encore trop malade.

Le troisième jour, le cochon dit :
« Fais un effort, lève-toi, sinon ils vont t'abattre aujourd'hui. »
Le remède n'a toujours pas fait d'effet, mais dans un dernier sursaut, grâce aux conseils du cochon, le cheval arrive à se lever devant le fermier et le vétérinaire.

Le fermier, tout content, dit :
« Pour fêter l'événement, on va tuer le cochon ».
 
Pas la peine de  vous faire un dessin sur la moralité de l'histoire...

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